Un mur porteur ne se casse pas, il se remplace. Toute la question est de savoir par
quoi, et dans quel ordre. Nous ouvrons des murs en pierre, en parpaing et en béton
dans le pays de Landivisiau, de Brest à Morlaix, avec la reprise de charge qui va
avec : IPN, HEA ou linteau béton.
Devis gratuit·Assurance décennale·Photos de nos chantiers réels
Une ouverture se fait dans deux sens
Les gens nous appellent pour deux raisons très différentes, et ce ne sont pas les mêmes
travaux. Vers l'intérieur, on cherche du volume : réunir deux pièces, ouvrir le salon
sur la cuisine, récupérer une grange accolée. Vers l'extérieur, on cherche de la
lumière : une fenêtre, une porte-fenêtre, une baie vitrée dans un mur de façade.
Le geste est le même (on enlève du mur et on remplace ce qu'il portait), mais les
contraintes n'ont rien à voir. À l'intérieur, la difficulté est structurelle et la
poussière est partout. À l'extérieur, il y a en plus l'étanchéité, l'appui de la
menuiserie, l'aspect de la façade et la mairie.
Grande ouverture percée dans le pignon en pierre d'un corps de ferme : la poutre est posée, le passage est ouvert de part en part.
Vers l'intérieur
Gagner du volume
Le cas le plus courant : une maison découpée en petites pièces, une cuisine d'un côté, un salon de l'autre, et un mur au milieu. On abat ce mur et les deux pièces n'en font plus qu'une. Le jour où l'étaiement tombe, vous ne reconnaissez plus votre rez-de-chaussée.
Si le mur ne porte rien (une simple cloison de briques plâtrières ou de carreaux), c'est une demi-journée de démolition et des finitions. S'il porte un plancher, une panne de charpente ou l'étage entier, ce n'est plus du tout le même chantier : la charge doit être reprise par une poutre avant que la première pierre ne bouge.
On ouvre aussi vers un garage, une buanderie, une ancienne grange accolée. Dans le bâti breton, c'est même souvent là que se trouvent les mètres carrés à récupérer, derrière un mur de refend en pierre de 50 cm.
Ouverture de façade vue de l'intérieur : la poutre acier est en place, les deux étais la tiennent le temps que les jambages prennent.
Vers l'extérieur
Faire entrer la lumière
Percer un mur porteur de façade pour poser une fenêtre, une porte-fenêtre ou une baie vitrée. Sur une maison bretonne, c'est souvent ce qui manque le plus : des murs épais, des ouvertures d'origine étroites, et des pièces sombres à midi en plein mois de juin.
Ici, la difficulté n'est pas seulement structurelle. Il faut tenir le bord extérieur du mur pendant la découpe (les pierres de parement n'attendent que ça pour partir), soigner l'appui de la future menuiserie, et penser au ruissellement de l'eau sur la façade une fois l'ouverture faite.
C'est aussi le cas qui déclenche une démarche en mairie, parce que l'aspect extérieur de la maison change. On vous dit ce qu'il faut déposer avant de commencer, et on vous laisse le temps de le faire.
La question qu'on nous pose le plus
IPN, HEA ou linteau béton
Les trois tiennent un mur. Ils ne se choisissent pas au goût, mais sur cinq critères
concrets. Voilà comment nous tranchons, chantier par chantier.
IPN (poutrelle I)
Largeur d'ouverture
Jusqu'à des portées courantes de salon, 2 à 4 m sans difficulté
Charge reprise
Forte, y compris un étage complet
Matériau du mur
Pierre, parpaing, brique, béton : tout
Hauteur sous plafond
Faible encombrement en hauteur, passe là où le béton ne passe pas
Épaisseur du mur
Deux IPN jumelés sur un mur épais, un seul sur une cloison porteuse
Coût relatif
Acier + levage, le plus cher des trois sur une grande portée
Le choix par défaut sur un mur porteur existant, surtout en pierre : il se glisse dans une saignée étroite et reprend beaucoup de charge pour peu de hauteur.
HEA (profilé H)
Largeur d'ouverture
Les grandes portées, baie vitrée toute largeur
Charge reprise
Très forte, semelles larges donc meilleure assise
Matériau du mur
Pierre épaisse, béton, murs très chargés
Hauteur sous plafond
Souvent moins haut qu'un IPN équivalent, à charge égale
Épaisseur du mur
Les ailes larges portent mieux un mur de 50 à 70 cm
Coût relatif
Le plus lourd et le plus cher, levage souvent obligatoire
Quand l'IPN ne suffit plus : très grande ouverture, mur de pierre très épais, ou charge importante à reprendre sur une faible retombée.
Linteau béton
Largeur d'ouverture
Portées modestes, une fenêtre, une porte, un passage
Charge reprise
Correcte, à condition que la retombée soit suffisante
Matériau du mur
Idéal en parpaing et en construction neuve ou en extension
Hauteur sous plafond
Demande de la hauteur : plus la portée est grande, plus il est haut
Épaisseur du mur
Se coule à l'épaisseur voulue, pratique en agglo
Coût relatif
Le moins cher en matière, mais coffrage et temps de séchage
Le bon choix quand on construit (extension, mur neuf, ouverture prévue au plan) ou sur une petite ouverture avec de la hauteur disponible au-dessus.
Alors, lequel choisir ?
Franchement : sur un mur porteur qui existe déjà, et surtout en pierre, c'est l'IPN
dans la plupart des cas. Il se glisse dans une saignée de la hauteur du profilé, il reprend
la charge d'un étage sans discuter, et vous ne perdez pas 20 cm de hauteur sous
plafond. Sur un mur très épais ou une baie toute largeur, on passe au HEA, dont les
semelles larges portent mieux le mur. Le linteau béton, lui, est le bon choix quand on
construit : extension, mur neuf en parpaing, ouverture prévue au plan avec de la
place au-dessus.
La vraie réponse se donne sur place, en dix minutes, quand on a vu le sens des solives
et l'épaisseur du mur. C'est gratuit et ça évite de commander le mauvais acier.
Sept étapes, toujours les mêmes, de la cloison porteuse en parpaing à la baie vitrée
dans un mur en pierre de 70 cm. Aucune ne se saute, et surtout pas la deuxième.
01
On regarde ce que le mur porte
Un plancher, une panne de charpente, l'étage complet, ou rien du tout. On monte voir au-dessus, on regarde le sens des poutres et des solives, on tape le mur. Cette demi-heure décide de tout le reste du chantier, et du prix.
02
On étaie avant la première coupe
Étais métalliques, bastaings de répartition en haut et en bas, parfois un étaiement sur les deux faces du mur. C'est l'étape qu'on saute quand on veut aller vite, et c'est elle qui fissure les plafonds trois semaines plus tard.
03
On choisit la poutre
IPN, HEA ou linteau béton, en fonction de la portée, de la charge à reprendre, du matériau du mur et de la hauteur disponible sous plafond. Sur une reprise de charge sérieuse, un calcul est fait avant de commander l'acier.
04
On ouvre la saignée et on pose
On ouvre d'abord une saignée à la largeur de la poutre, au-dessus de la future ouverture, sans toucher au reste du mur. La poutre entre, on la met de niveau, on la bloque.
05
On scelle et on bourre les vides
Une poutre qui ne touche pas la maçonnerie sur toute sa longueur ne sert à rien : la charge descendrait par les deux extrémités seulement. On bourre au mortier ferme, sans vide, jusqu'à ce que le mur repose franchement sur l'acier.
06
On abat, on reprend les jambages
La partie basse du mur part, et les deux montants de l'ouverture sont reconstruits pour asseoir les appuis de la poutre : béton coulé, pierre appareillée ou blocs, selon le mur.
07
On désétaie et on finit
L'étaiement tombe une fois que le mortier a pris, pas avant. Ensuite viennent les tableaux, l'enduit, les joints, l'appui de fenêtre. Une ouverture réussie est une ouverture dont on ne voit pas qu'elle est récente.
Le cas courant dans le secteur
Ouvrir un mur en pierre de 50 à 70 cm
Ici, la moitié des ouvertures se font dans du vieux mur breton. Ce n'est pas un bloc
plein : c'est deux parements de pierre, un dedans, un dehors, et du fourrage au
milieu (cailloutis, terre, mortier de chaux maigre). Quand on perce, ce fourrage
s'écoule. C'est exactement ce qui surprend les gens qui ont déjà vu ouvrir un mur en
parpaing.
Donc on travaille autrement. On étaie les deux faces du mur, pas une seule. On ouvre
par tranches plutôt que d'un seul tenant. On cherche une assise franche pour chaque
extrémité de la poutre, souvent en reconstruisant le jambage en pierre appareillée ou
en coulant un dé béton noyé dans la maçonnerie. Et on garde les belles pierres :
celles de parement, les pierres d'angle et les jambages taillés repartent dans le mur,
autour de l'ouverture neuve.
Les finitions suivent la même logique. Sur du bâti ancien, on rejointoie à la chaux,
avec des mélanges terre-chaux et sable-chaux, jamais au ciment : un mur en pierre
doit continuer de respirer, sinon l'humidité ressort ailleurs, en général à
l'intérieur. Une ouverture neuve dans un mur de 1850 doit avoir l'air d'y avoir
toujours été.
C'est aussi le travail de la pierre qui nous permet de faire des ouvertures
cintrées : arc en granit, claveaux appareillés, encadrement de porte en pierre de
taille. Le détail à droite vient d'une restauration complète d'encadrement, arc et
jambages remontés pierre à pierre.
Encadrement de porte cintré restauré dans un long mur de schiste : l'arc en granit
et les jambages taillés sont remontés pierre à pierre, et la maçonnerie autour est
rejointoyée.
Un chantier, heure par heure
Remplacer un linteau en pierre fissuré
Sur les maisons bretonnes, le linteau est la pierre qui porte le mur au-dessus de
chaque porte et de chaque fenêtre. Avec le temps, l'humidité, les mouvements du bâti et
les infiltrations, elle se fend. Une fissure fine et stable se traite. Une pierre cassée
en deux, qui s'affaisse ou qui laisse entrer l'eau, se remplace.
Voilà une journée complète de ce travail, sur une maison de bord de mer. Le linteau
était fendu au-dessus d'une large fenêtre de séjour. Les photos sont dans l'ordre où
elles ont été prises.
Étape 1 · 09 h 35
Le linteau de remplacement arrive taillé, élingué au chariot télescopique. Un maçon guide la pierre à la main pour la poser sur les tréteaux, devant la façade et face à la mer.
Étape 2 · 09 h 45
Les joints autour de l'ancien linteau sont dégagés au marteau perforateur, centimètre par centimètre. Sous la pierre, un poteau en bois reprend déjà la charge de la fenêtre.
Étape 3 · 12 h 10
L'ancien linteau est sorti. Quatre étais tiennent la maçonnerie, en appui sur des plots au sol, et on voit franchement le trou laissé dans le mur au-dessus de l'ouverture.
Étape 4 · 13 h 15
Casque et protections sur les oreilles : le jambage est repris à la machine pour que la nouvelle pierre trouve une assise franche de chaque côté. Rien n'est posé sur du vide.
Étape 5 · 14 h 00
La pierre neuve, sanglée sur les fourches, est amenée au ras de l'ouverture entre les étais. C'est le geste qui demande le plus de calme de toute la journée.
Étape 6 · 17 h 50
Fin de journée, soleil revenu : le linteau en granit est en place sur toute la largeur de la fenêtre. Les étais restent encore une nuit, le temps que le mortier prenne.
Le principe est le même que pour une ouverture neuve : rien ne se dépose avant que
la charge ne soit reprise ailleurs, et rien ne se désétaie avant que le mortier ait
pris. Quand le patrimoine l'exige, on remet de la pierre taillée. Quand la portée est
trop grande pour une pierre, on intègre un IPN derrière le parement, invisible depuis la
rue.
C'est la question qui inquiète le plus, et celle que personne n'explique. Elle se règle en
deux minutes, parce qu'il n'y a que trois cas de figure.
Ouverture intérieure, maison individuelle
Aucune démarche d'urbanisme. Vous abattez le mur entre la cuisine et le salon quand
vous voulez : rien ne change à l'extérieur, la mairie n'a pas à le savoir. Seule
obligation réelle : que la reprise de charge soit faite correctement et couverte
par une décennale.
La façade change d'aspect
Une fenêtre en plus, une porte-fenêtre à la place d'une fenêtre, une baie vitrée, un
œil-de-bœuf : l'aspect extérieur est modifié, donc déclaration préalable en
mairie avant de commencer. Le dossier se dépose en mairie ou en ligne, et la commune a
un délai pour répondre. En secteur protégé ou près d'un monument, l'avis de
l'architecte des bâtiments de France peut s'ajouter.
Vous êtes en copropriété
Un mur porteur est une partie commune, même quand il traverse votre appartement. Il
faut donc l'accord de l'assemblée générale, et c'est le point qui prend le plus de
temps dans le projet. Une façade modifiée passe aussi par l'AG, en plus de la mairie.
Mieux vaut le savoir six mois avant que trois jours avant.
Nous ne déposons pas le dossier à votre place, mais nous vous disons dès la visite lequel
des trois cas s'applique, et nous vous donnons les cotes et la description des travaux dont
vous avez besoin pour remplir le formulaire. Personne n'a envie de casser un mur et
d'apprendre ensuite qu'il fallait une autorisation.
Avant, après : une fenêtre créée dans un mur épais
Avant
L'ouverture est percée et tenue par un étai au milieu. Le mur est mis à nu sur toute
la hauteur, et on voit l'épaisseur réelle du tableau à reprendre.
Après
Même pièce, même mur : la fenêtre à deux vantaux est posée dans l'ouverture, les
tableaux sont repris autour et la pièce prend le jour du jardin.
Vue extérieure d'une fenêtre créée de toutes pièces dans une façade enduite :
c'est typiquement le chantier qui demande une déclaration préalable, puisque la façade
n'a plus le même dessin.
Ce qui vous protège quand on touche au porteur
Une ouverture de mur porteur n'est pas un travail de décoration : elle touche à la
structure de la maison. Deux choses comptent, et ce sont les deux que nous vous
conseillons de vérifier chez n'importe quel maçon, nous compris.
L'assurance décennale. Elle couvre pendant dix ans
ce qui touche à la solidité de l'ouvrage. Si une fissure de structure apparaît deux ans
après, c'est elle qui joue. Demandez l'attestation, c'est normal et tout artisan
sérieux l'a sur lui.
Le calcul de charge. Sur un mur qui porte un
plancher, une charpente ou un étage, le dimensionnement de la poutre se calcule :
portée, charge reprise, appuis. Ça ne se fait pas à l'œil, et c'est ce qui décide du
profilé qu'on commande. Sur un cas lourd ou inhabituel, un calcul de structure par un
homme de l'art reste la bonne façon de procéder, et nous vous le disons franchement.
Chez nous, vous avez toujours les deux mêmes personnes en face de
vous : Clément LEFORT, qui a créé l'entreprise,
qui décroche, qui vient voir le mur et qui chiffre, et
Guillaume, son salarié, avec lui sur le chantier.
Pas de sous-traitant qui découvre la maison le matin de la démolition.
Décennale
sur la structure
Devis
gratuit
Deux maçons
toujours les mêmes
Finistère
de Brest à Morlaix
Où on vient ouvrir vos murs
Nous travaillons dans le Finistère nord, dans le pays de Landivisiau, de
Brest à Morlaix. Les
ouvertures de mur porteur et les poses d'IPN nous emmènent régulièrement sur
Landivisiau, Morlaix,
Landerneau, Lesneven,
Carantec et toute la côte nord.
C'est utile de le préciser, parce que le type de mur change avec le pays. Sur le Léon, du
granit et des murs épais. Vers Morlaix et l'intérieur, plus de schiste et de moellon. Les
lotissements des années 70 et 80 autour des bourgs, eux, sont en parpaing avec des
planchers hourdis : un tout autre chantier, souvent plus rapide.
Landivisiau
Morlaix
Brest
Landerneau
Lesneven
Carantec
Guiclan
Saint-Thégonnec
Guimiliau
Lampaul-Guimiliau
Bodilis
Plougourvest
Plouvorn
Plounéventer
Pleyber-Christ
Sizun
Saint-Pol-de-Léon
Taulé
Henvic
Plouénan
Roscoff
Cléder
Plouescat
Plouider
Tréflez
Kerlouan
Guissény
Plouguerneau
Votre commune n'est pas dans la liste ?
Appelez au 06 44 71 10 89, on vous dira franchement si on peut y aller.
IPN et ouvertures : vos questions
Les réponses que nous donnons au téléphone, écrites noir sur blanc. Si votre question n'y
est pas, appelez, c'est plus rapide.
IPN ou linteau béton : lequel choisir ?
Sur un mur porteur qui existe déjà, l'IPN gagne presque toujours : il se glisse dans une saignée étroite, il reprend beaucoup de charge et il ne mange pas de hauteur sous plafond. Le linteau béton est le bon choix quand on construit, en extension ou en parpaing, avec l'ouverture prévue dès le départ et de la place au-dessus pour une retombée suffisante. Sur une grande portée, le béton devient haut et lourd là où l'acier reste fin.
Comment se pose un IPN dans un mur porteur ?
On étaie le mur des deux côtés, on ouvre une saignée à la largeur de la poutre au-dessus de la future ouverture, on engage l'IPN, on le met de niveau et on le cale. Ensuite on bourre au mortier ferme entre l'acier et la maçonnerie pour qu'il n'y ait aucun vide, on abat la partie basse du mur, on reprend les deux jambages, et on ne désétaie qu'une fois la prise faite. C'est l'ordre qui compte : chaque étape tient la suivante.
Qui a le droit de poser un IPN ?
Il n'y a pas de diplôme obligatoire, mais il y a une assurance. La pose d'un IPN touche à la structure de la maison, donc à la garantie décennale. Faites-le faire par un maçon assuré, et sur un mur qui porte un plancher ou une charpente, demandez qu'un calcul de charge soit fait avant de commander l'acier. C'est ce qui vous protège si une fissure apparaît deux ans plus tard.
Peut-on maçonner sur un IPN ?
Oui, et c'est même courant : on remonte de la maçonnerie au-dessus de la poutre, ou on habille l'acier pour qu'il disparaisse dans le mur. Deux conditions : la poutre doit être dimensionnée pour la charge qu'elle va reprendre en plus, et le contact acier / maçonnerie doit être plein, bourré au mortier, sans vide. Une reprise faite sur un IPN mal bourré travaille et finit par fissurer.
Peut-on ouvrir un mur en pierre de 60 cm ?
Oui, c'est le cas le plus fréquent dans le secteur. Un mur breton de 50 à 70 cm est un mur à deux parements avec du fourrage au milieu : on étaie les deux faces, on travaille par tranches, et on cherche une assise franche pour chaque extrémité de la poutre. C'est plus long que sur du parpaing, il y a plus de gravats, mais c'est un travail courant sur le bâti ancien.
Quel IPN pour une baie vitrée ?
Cela dépend de trois choses : la largeur de la baie, ce que le mur porte au-dessus et l'épaisseur du mur. Sur une grande baie dans un mur épais, on part souvent sur deux profilés jumelés, ou sur un HEA dont les semelles larges portent mieux le mur. Le dimensionnement ne se devine pas au téléphone : il se calcule une fois qu'on a vu la maison.
Peut-on agrandir une fenêtre existante en porte-fenêtre ?
Oui, et c'est souvent le chantier le plus rentable. On descend l'allège sous la fenêtre, et si la largeur change on reprend le linteau ou on pose une poutre neuve. Comme l'aspect de la façade est modifié, il faut passer par une déclaration préalable en mairie. En rez-de-chaussée, une fenêtre transformée en porte-fenêtre change complètement l'usage de la pièce et l'accès au jardin.
Faut-il une autorisation pour abattre un mur porteur ?
À l'intérieur d'une maison individuelle, non : aucune démarche d'urbanisme. En copropriété, le mur porteur est une partie commune, donc il faut l'accord de l'assemblée générale, même si le mur est chez vous. Et dès que l'ouverture modifie la façade, une fenêtre, une porte ou une baie vitrée, il faut une déclaration préalable en mairie.
Combien de temps dure une ouverture de mur porteur ?
Cela dépend du mur, de la portée, de l'accès et des finitions demandées. Une ouverture dans une cloison porteuse en parpaing et une ouverture de baie vitrée dans un mur en pierre de 70 cm ne sont pas le même chantier. On vous donne un délai à la visite, quand on sait ce qu'on va trouver dans le mur, pas avant.
Un linteau en pierre fissuré doit-il être remplacé ?
Pas toujours. Une fissure fine et stable peut se traiter sans déposer la pierre. En revanche, une pierre cassée en deux, qui s'affaisse ou qui laisse entrer l'eau ne tient plus son rôle et doit être remplacée, par une pierre taillée sur mesure ou par un IPN intégré discrètement dans le mur. On regarde la fissure, on regarde ce qui porte au-dessus, et on vous dit lequel des deux cas s'applique.
Qui évacue les gravats ?
L'ouverture d'un mur en pierre produit beaucoup plus de déchets qu'on ne l'imagine. La question de l'évacuation se règle au devis, avec vous : ce qui part, ce qui reste sur place et qui s'en occupe. Ce n'est jamais une surprise en fin de chantier.
Travaillez-vous avec les menuisiers pour la pose de la fenêtre ?
Oui. On fait le gros œuvre, l'ouverture, la poutre, les jambages et l'appui, aux bonnes dimensions pour la menuiserie qui va venir. Si votre menuisier est déjà choisi, on prend ses côtes. Sinon, on vous dit à quel moment du chantier il doit intervenir pour que la maison ne reste pas ouverte au vent.
Un mur à ouvrir ? Faites-le regarder
Une photo du mur et deux minutes au téléphone suffisent souvent à savoir si votre projet
est simple ou compliqué. La visite et le devis sont gratuits, et on vous dit aussi quand
ça ne vaut pas le coup.